19 novembre 2017

Bantutalk: La traite négrière arabo-musulmane d'hier à aujourd'hui (cause et effets)


Mboté mes bénés j'espère que vous allez bien.
Je vous retrouve aujourd'hui pour faire le point sur un "sujet d'actualité", qui au fond n'en est pas vraiment un puisque cette situation existe depuis des siècles mais est passée sous silence pour de multiples raisons: politiques, sociales, culturelles, religieuses et économiques comme le fut la Traite transatlantique

La différence entre la traite négrière transatlantique et la traite négrière arabo-musulmane c'est que la première est belle et bien terminée mais la seconde se poursuit jusqu'à aujourd'hui dans une fausse clandestinité car au fond connue de tous, dans des pays comme la Mauritanie, la péninsule arabique et comme on a tous put le voir cette semaine en Libye, avec ces images choquantes qui ne sont au fond qu'une petite face immergée de l'iceberg que représente la traite arabe qui a durée deux fois plus longtemps que la traite transatlantique qui n'a jamais été explicitement condamnée par les dignitaires arabes et les dignitaires religieux musulmans, qui n'a jamais connue de véritable abolition et se poursuit donc sans que les trafiquants soient inquiétés.
Cette traite la plus longue de l'histoire ayant transformé les sociétés arabes vers une mentalité fortement négrophobe.

Qu'est-ce qu'une traite:

 Une traite est un trafic consistant à échanger des marchandises contre des êtres humains ou à les acheter pour les employer ou les revendre en qualité d'esclaves.
Déshumanisante, le propre de la traite est de dénuer l'être humain de sa qualité d'homme et de le réduire à l'état de chose, bien échangeable comme un autre.
L'une des spécificités d'une traite est de nier de manière scientifique la qualité humaine des individus asservis par des thèses, des recherches étayant leur infériorité intellectuelle, culturelle et faire ainsi accepter plus facilement leur asservissement, dans le but même de convaincre ses individus de la nécessité de leur propre asservissement.

Deux traites répondant à cette définition ont laissées leur empreinte honteuse dans l'histoire la traite transatlantique "la célèbre traite" si je peux m'exprimer ainsi tout simplement car c'est celle-ci que l'on fait étudier aux enfants, c'est celle- ci qu'on commémore, c'est uniquement pour celle-ci que certains monuments ont été érigés en mémoire des déportés.
Cette traite transatlantique connue sous le nom de commerce triangulaire qui a eu lieu du 17ème au 19ème siècle.
Traite effectuée par les puissances occidentales sur les peuples de la côte ouest de l'Afrique subsaharienne, sur les rives sénégalaises (île de Gorée), sur les rives du Royaume du Dahomey (Ghana, Bénin, Togo), sur les rives du Royaume Kongo (Congo, Angola).
Ayant durée sur trois siècles elle a été officiellement abolie en 1848 mais officieusement les bateaux négriers cesseront véritablement leur trafic à l'aube du 20ème siècle.
Selon les estimations cette traite aurait fait près de 11 millions de victimes sur ces trois siècles.

La seconde Traite répondant à cette définition est la traite arabo-musulmane, connue sous le nom de traite orientale ou encore traite arabe a eu lieu du 7ème siècle jusqu'à officiellement au 20ème siècle et officieusement jusqu'à aujourd'hui.
Cette traite la plus longue de toute l'histoire à été effectuée par les arabes, les berbères, les persans et des peuples asiatiques sur les peuples d'Afrique noire du sahel (Mauritanie, Mali, Niger,Tchad) et d'Afrique de l'Est (Soudan, Ethiopie, Tanzanie, Mozambique).
Cette traite fera près de 30 millions de victimes le triple de la traite transatlantique.
Mais c'est la moins documentée, la moins commémorée et la moins connue, jusqu'à cette semaine ou les journalistes de CNN ont mis la caméra devant les marchés de la honte et de l'horreur mettant le monde entier devant un fait accompli que certains auteurs avaient déjà dénoncés tels que Tidiane N'diaye dans son ouvrage "Le génocide voilé" mettant sa vie en péril et s'attirant les foudres des deux communautés impliquées que l'on peut vulgariser par les arabes et les noirs?

Alors à l'ère du numérique, où l'information court plus vite qu'une ombre et se distille dans les débats de société en une traînée de poudre faisant des émules comme frappés par une poudre de perlimpimpim, pourquoi une telle hypocrisie sur la traite arabo-musulmane?

Afin de répondre à cette problématique, il nous faut revenir sur les causes de la traite
Pourquoi ce besoin d'esclaves? Pourquoi des esclaves noirs? L'Abolition? La dimension de génocide?Pourquoi ce silence? Le cas de la Libye?

Pourquoi ce besoin d'esclaves?

La religion musulmane étant apparue au 7ème siècle dès son apparition elle entame une expansion très rapide. Dès le début de la conquête arabo-musulmane le manque de main d'œuvre s'est fait sentir dans les citées entamant des politiques de grands travaux, dont la construction de mosquées, de palais...manque de main d'œuvre dans les mines de sel également et les plantations de girofle a Zanzibar mais également un besoin de l'armée avec les guerres religieuses, la nécessité du renouvellement des armées arabo-musulmanes étant cruciales pour effectuer la conquête.
La traite étant aussi organisée à des fins purement sexuelles afin d'alimenter les harems des sultans et des hommes fortunés, une nécessité de jeunes femmes et d'eunuques.

Pourquoi majoritairement des noirs?

En entamant une expansion sans précédent les arabes ont atteint l'Afrique du nord, territoire originellement berbère, les dirigeants d'Afrique du nord devenus musulmans ont commencés à asservir les peuples d'Afrique subsaharienne considérés comme étant infidèles et surtout inférieurs, à partir de là toute une mentalité raciste s'est installée et la traite des noirs n'était plus une question à débattre c'était devenu aussi logique que d'élever du bétail.
La traite commerciale très rapidement est devenue culturelle, l'esclavage une banalité et des écrits de
certains auteurs de l'époque ne laissent planer aucun doute sur le caractère raciste de la pensée d'alors et d'aujourd'hui quand on regarde le cas de la Libye.
Ibn Khaldoun philosophe tunisien de l'époque dira " Les seuls peuples à accepter vraiment l'esclavage sans espoir de retour sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade de l'animal" un discours digne de celui que tiendra "la lumière" Voltaire un peu plus tard dans l'histoire.
Et devant de telles inepties aucun intellectuel arabe ne se leva contre cette pratique de l'esclavage comme le précisa Tidiane N'diaye dans son ouvrage.
D'abord asservis par le fait qu'ils n'étaient pas musulmans, les africains subsahariens convertis auraient dût devenir des hommes libres et bien non malgré le fait qu'ils soient devenus musulmans ce n'était pas suffisant et ils ont donc été mis en esclavage durant plus de 10 siècles par le fait qu'ils était noirs donc inférieurs plus proche de la bête que de l'être humain les pensées de Ibn Khaldoun et de ses adeptes faisant autorité encore aujourd'hui dans certaines régions comme au Yémen ou en Mauritanie.

L'Abolition?

Certaines nations arabo-musulmanes ont entamées quelques démarches d'abolition comme ce fut le cas au Maroc et en Tunisie où un processus d'abolition s'est mis en place dans le courant du 20ème siècle soit quasiment un siècle après l'abolition officielle de la traite transatlantique.
Mais comme 1848 fut une date symbolique dans l'abolition de la traite transatlantique il n'y a pas de date équivalente dans le monde arabo-musulman ainsi l'esclavage dans la plupart des états n'a jamais été abolie et tacitement n'est pas considéré comme un crime répréhensible par la loi.

La dimension de génocide?

Ce qui surprend toujours lorsque l'on compare les deux traites, la traite atlantique et la traite arabe, on peut voir que l'esclavage à laissée des marques indélébiles sur le continent américain déjà par les hommes, la présence d'afro-américains du Brésil au Canada, le métissage culturel dans les caraïbes écho des cultures africaines dont sont issus les ancêtres de ces afro-américains.
Rien de comparable dans le monde arabo-musulman, bien que plus massive je rappelle près de 30 millions d'individus sont déportés, mais pas de trace, il n'y a quasiment plus de traces de noirs en Turquie, en Arabie saoudite, car la plupart des hommes ont été castrés, pour servir d'eunuques, les enfants issus de concubines noirs étaient automatiquement tués pour ne pas "métisser" le monde arabo-musulman, d'où la nécessité de renouveler constamment le nombre d'esclaves la durée des vies des castrés étaient minime, de plus très peu de jeunes garçons survivaient à la castration, les concubines noires du harem une fois perdues leur fraîcheur ne servait plus, et pour ceux enrôlés dans l'armée la durée de vie était également aléatoire.
Les noirs n'ont pas laissés de réelle trace physique sur ces territoires où ils ont été asservis si ce n'est dans le langage ou quelques termes ne laissent planer aucun doute tels que le terme "abd" désignant d'abord l'esclave, finira par désigner le noir en général. 

Pourquoi ce silence?

Aujourd'hui la plupart des pays d'Afrique subsaharienne ayant été victime de la traite arabo-musulmane sont devenus musulmans (Mali, Mauritanie, Sénégal, Tchad, Niger, Soudan, Tanzanie....), peut-être par solidarité religieuse, par tabou religieux et aussi par le fait que la plupart des nations arabo-musulmanes sont devenues très proches des nations d'Afrique subsahariennes musulmanes  et ensemble tendent à pratiquer cette politique "du passer sous silence les torchons sales de l'histoire".
En Europe aussi, arabes et noirs étant traités comme les vilains petits canards et ayant subit la colonisation se sont rapprochés et le blanc a finit par être considéré comme le seul méchant de l'histoire, pour ne pas endiguer cette prétendue cohésion sociale, cohésion des quartiers, cohésion des citées l'on a mis en avant que la traite transatlantique  en préférant passer sous silence la traite arabo-musulmane qui de fait historique est devenu un tabou.
Madame Christiane Taubira-Delanon d'ailleurs et bien d'autres se sont battus pour faire reconnaître la traite négrière transatlantique comme un crime contre l'humanité mais ont omis de faire ce combat pour toutes les traites y compris la traite arabe.
C'est critiquable, on ne va pas jouer à l'échelle de la terreur bien sur et comparer les souffrances car toutes les souffrances se valent et tous les crimes sont punissables...mais quand même 14 siècles d'esclavages, 30 millions de déportés et pas un mot et aujourd'hui en 2017 cela continue avec la Libye.
Les dignitaires arabo-musulmans et les dignitaires subsahariens y compris l'Union africaine doivent retirer leurs œillères et faire un réel devoir historique, devoir de mémoire et surtout devoir d'abolition sur ce qui fut et qui est la plus grande traite de toute l'histoire de l'humanité.

Le cas de la Libye

Comme la plupart des nations arabo-musulmanes, la Libye n'a pas connue d'abolition de la traite négrière, avant il était courant de dire que il existait des marchés aux esclaves noirs en Libye jusqu'en 1930 dans les villes de Benghazi, et Koufra, il est temps de réactualiser Wikipédia, il faut dire que il existe aujourd'hui encore en 2017 des marchés aux esclaves en Libye.
Et c'est la conséquence de ce processus de cette traite qui dure depuis le 7ème siècle dans le monde oriental.
Que dire si ce n'est que depuis 14 siècles, il ne fait pas bon d'être noir dans le monde arabo-musulman quand bien même ont est que de passage comme la plupart de ces migrants voulant rejoindre l'Europe ont peut se retrouver captif et d'homme libre en une fraction de seconde et échange de billets se retrouver la propriété de quelqu'un comme une chose sans valeur.

J'aimerais terminer cet article non pas comme je le fais d'habitude en musique mais par une citation de Frantz Fanon "Chaque fois qu'un homme a fait triompher la dignité de l'esprit, chaque fois qu'un homme à dit non à une tentative d'asservissement de son semblable, je me suis sentit solidaire de son acte", Peau noire, masques blancs.

Pensez-y.

Bisous sucrés love, Euloria.

17 octobre 2017

Bantutalk: L'appartenance ethnique au Congo Brazzaville, la longue route du tribalisme (Entre abus de puissance et marginalisation ethnique)

"Un enfant est un être douée d'une pureté absolue. Il ne connaît ni religion, ni racisme, ni tribalisme. C'est le milieu qui le transforme".
Idris Mahamat Kosso


                                
Mboté mes bénés!
J'espère que vous allez bien je vous retrouve aujourd'hui pour un bantutalk consacré à mon pays d'origine le Congo-Brazzaville.
J'avais déjà écris il y a quelques mois un article pour vous sensibiliser sur ce qu'il se passe actuellement en République du Congo, une crise, une guerre, un génocide camouflé qui chaque jour fait des victimes parmi lesquelles de nombreux enfants.
Et depuis cet article cela n'a pas changé, cela va même de mal en pis, les congolais de la diaspora sont les spectateurs désabusés de la longue chute vers les abysses de ce qui fut un état promis à un avenir glorieux.

Lorsque j'ai écris cet article je n'ai pas abordée certains sujets, volontairement car ma priorité était de vous sensibiliser sur le drame humanitaire qui se déroulait à Brazzaville, mais je me suis rendue compte que pour que toi cher lecteur tu puisse mieux appréhender ces événements il était utile aujourd'hui de faire un point sur les ethnies qui constituent ce pays qu'on appelle République du Congo.

Car au-delà du fait que la tragédie qui se déroule dans la région du Pool est bien évidemment humanitaire, il faut expliquer les causes et ces causes ne sont pas issus de catastrophes naturelles, biologiques. 
Les germes de ce drame sont fondamentalement politiques, fondamentalement ethniques, voilà pourquoi je n'ai pas peur d'user du mot génocide pour décrire cette situation.

Un génocide qu'est-ce que c'est, c'est tout simplement un crime qui consiste à l'élimination physique, intentionnelle, totale ou partielle d'un groupe national ethnique ou religieux.
C'est ce qui se passe actuellement dans la région du Pool au Congo-Brazzaville.

Dans un génocide, la neutralité n'existe pas il y a l'assassin et il y a la victime, retranchés derrière ces deux camps, des hommes, des femmes, des enfants, des gens responsables, des innocents, animées par deux idéologies, animées par deux forces antagonistes l'envie de détruire, l'envie de survivre.
Quel ethnie est victime?
Quelle ethnie est coupable?
C'est la question que l'on peut se poser lorsque l'on apprend qu'une telle tragédie se déroule à ciel ouvert et anéantie silencieusement des tas de vies humaines comme si celle-ci ne valaient absolument rien.

Je ne suis pas la pour pointer du doigt quoique j'ai une opinion très tranchée que j'exprimerait un peu plus tard dans cet article car avant cela j'aimerais vous présenter objectivement le panel ethnique qui cohabite pacifiquement au Congo-Brazzaville.



Le Congo Brazzaville abrite aujourd'hui près de 5 millions d'habitants concentré essentiellement dans les deux grandes villes du pays la capitale politique Brazzaville et la capitale économique Pointe-Noire.
Ces 5 millions d'habitants se répartissent entre trois grandes ethnies majoritaires les Kongo (Bakongos) qui représentent plus de 50% de la population congolaise et en fait donc l'ethnie majoritaire en nombre, le deuxième groupe est le groupe Téké (Batékés) environ 20% de la population 1/5 donc, et enfin le groupe Mbochi (Bambochis) qui représente environ 15% de la population du pays.

Comme beaucoup de pays africains le Congo à souffert du partage gourmand de l'Afrique opéré par les puissances européennes lors de la très célèbre pour de mauvaises raisons Conférence de Berlin de 1884.




Le continent africain a été partagé comme un gâteau au chocolat, chaque puissance conviée au festin de roi héritant d'une part de ce délicieux gâteau pétrit de bonnes choses.
(Mes bébés je n'exagère pas c'est bien comme cela que ça c'est passé, ils se sont installés sur une grande table ont étendue une grande carte et ils ont fait le partage comme ça à l'aisement)
Sans se soucier le moins du monde des réalités spatiales, culturelles, démographiques, sans se soucier le moins du monde des peuples sur lesquels ils allaient exercer leur pression, leur influence et dans ce partage les peuples africains grands perdants se sont vu regroupés, accouplés dans une fatale communauté de destin et contraint à former des états et plus tard des nations avec des peuples totalement différents vis-à-vis des autres dans leur coutume, dans leur linguistique dans leur mode de vie,une mosaïque assassine.
Et voilà comment au Congo-Brazzaville, Bakongos, Batékés, Bambochis se sont retrouvés associés dans un mariage forcé, mariage amer  où le divorce aujourd'hui semble être la meilleure solution. 
C'est la France grand vainqueur de la conférence qui en plus d'une grande partie de l'Afrique de l'ouest héritera du Congo-Brazzaville, d'où le surnom Congo français et Congo belge pour différencier Brazzaville et Kinshasa, (Kinshasa qui deviendra le jardin d'été de Léopold II de Belgique).
Dire que jusqu'à 1881 la France n'en avais rien à foutre de Brazzaville il a fallut qu'un explorateur répondant au doux nom de Pierre Savorgnan de Brazza de malheur vienne poser ses pieds chez nous et hop tout l'hexagone pose ses yeux sur le Congo ils nous voulaient.....et bien ils nous ont eu! 
Et vous comprenez pourquoi Brazzaville a été baptisé ainsi...spéciale dédicace à cet étranger qui scella notre destin et nous plongeas dans la m***e. 
Amen.

La mosaïque : 

L'ethnie Kongo (Bakongos) issue de l'empire Kongo, (Kongo dia ntotila) est présente massivement au sud du pays dans les régions du Pool, de la Bouenza, du Niari et du Kouilou, vestiges démographiques de la dislocation de l'Empire Kongo.
Les Kongos, peuple majoritaire sont composés des laris, des bembes, des vilis, des ndondos, des nsundi, des kongo-boko, des manyanga, des kengé, des kambas, des yombe.
Locuteurs des multiples variantes du kikongo, la société traditionnelle Kongo est matriarcale, la femme exerce un rôle clé dans la transmission du pouvoir et de l'hérédité.
Société marchande organisée et très influente de la région c'est à son apogée que les portugais abordent sur les rives du Royaume Kongo et avec eux emmènent plusieurs fléaux, le christianisme, l'esclavage causant le déclin de l'Empire, l'un des plus grands que l'Afrique n'ait jamais connue.
Mais l'histoire Kongo ne s'est pas éteinte, car cette ethnie reste profondément attachée aux valeurs ancestrales, "kimuntu" (respect et moralité) , la sagesse kongo, le respect des ancêtres.
Sous le joug colonial français c'est l'ethnie Kongo qui se lance en première garde dans la lutte vers la décolonisation française et qui amène le Congo à la proclamation de l'indépendance et la fin de la "sujétion" avec la France (symboliquement seulement) avec des figures emblématiques telles que André Grenard Matsoua qui fonda l'Amicale des originaires de l'Afrique équatoriale française  "Mikalé" le matsouanisme sera sa postérité.
L'abbé Fulbert Youlou issu également de l'ethnie Kongo fut le premier président de la République du Congo suivit de Alphonse Massamba-débat, issu du groupe Kongo également.
Comme on peut le voir l'ethnie Kongo à toujours été très impliquée dans le cours de l'histoire de la République du Congo.
Cependant aujourd'hui cette ethnie majoritaire en nombre qui a écrit les grandes pages de l'histoire du Congo-Brazzaville est délibérément marginalisée, exclue ostensiblement des cercles du pouvoir, des cercles intellectuels, des cercles militaires, des cercles économiques, le mukongo est marginalisé au sein de son propre pays terre de ses ancêtres.
Pire encore le mukongo est violé, tué, assassiné en masse, victime impuissante de la guerre de 1998 et de nouveau victime depuis 2016 d'une crise qui camoufle une volonté réelle d'épuration ethnique.



Makoko, roi des Batékés
L'ethnie Téké (Batéké), deuxième ethnie en nombre de la République du Congo présente au centre du pays notamment dans les régions du Plateau et du Niari, peuple de commerçant s'étant mêlés avec les pygmées s'étant ensuite regroupés en un royaume, le Royaume téké ayant pour capitale Djambala et ayant pour roi le Makoko, les tékés locuteurs de la langue téké ont abondamment participés au commerce triangulaire 
Aujourd'hui les tekes, réputés pour leur diplomatie savent se tenir près du pouvoir sans même avoir l'air d'y toucher, ultime tampon entre les antagonismes et rivalités tribales animant le nord et le sud du pays les tensions entre Bakongos et bambochis.
Les tékés étant également présent au Gabon où ils exercent une influence considérable étant donné que la famille Bongo, famille au pouvoir appartient à l'ethnie téké.




L'ethnie Mbochi (Bambochis), troisième ethnie en nombre de la République du Congo qui représente 15% de la population.
Jacques Opangault
Occupant le nord du pays dans les régions de la Cuvette et la Likouala, les Mbochis sont originellement un peuple de pêcheurs nomades s'étant installés au nord du pays, des migrants en  provenance de l'Oubangui Chari (actuelle Centrafrique).
Locuteurs des langues kimbochi et lingala.
Civilisation dont on a du mal à reconstituer l'itinéraire et le mode de vie ayant laissée peu de traces dans l'histoire de la République du Congo durant les années de colonisations et méconnues par les sociétés kongos et tékés, c'est à la fin des années 1950 que l'ethnie Mbochi se met à produire des leaders politique et part à la conquête du pouvoir tels que Jacques Opangault qui il faut le reconnaître fut un défenseur de l'unité nationale de la République du Congo.
Cependant ce rêve d'unité d'un de ses leader, à partir de 1968 l'ethnie Mbochi s'est attelée à sa destruction en exerçant une pression tribale sur le pouvoir politique et les institutions de la nation, marginalisant les deux autres ethnies au fur et à mesure de l'accroissement d'un pouvoir qui de national est devenu tribal.
La personnalité politique la plus influente de l'ethnie mbochi et par ricochet de l'état congolais est l'actuel président de la République Denis Sassou Nguesso qui totalise aujourd'hui 33 ans en tant que président à la tête du Congo-Brazzaville.


Voilà les trois grandes ethnies qui aujourd'hui vivotent dans ce petit pays d'Afrique centrale qu'est le Congo-Brazzaville.

En ce qui me concerne (si tu ne l'a pas remarqué cher lecteur c'est que j'ai été assez neutre) en tant que Lari j'appartiens à l'ethnie Kongo.
En créant ce blog j'ai voulue faire partager ce qui me faisait vibrer, la mode, la beauté, l'Afrique et ce qui me fait aujourd'hui vibrer bien plus que le reste encore, qui fait battre mon cœur à la chamade c'est la situation dans mon pays d'origine.
Etant née à Brazzaville en 1996, au milieu de la guerre civile qui dura près de  7 ans avec un point culminant entre 1997 et 1999.
Cet évènement qui a beaucoup marqué mon enfance, m'a profondément traumatisée lors de mon arrivée en France en 2002, la guerre civile pour un enfant est une guerre sans cause, une guerre tout simplement.

Plus tard j'ai compris les raisons de cette guerre, monstrueuse comme toutes les guerres.
Des raisons qui étaient fondamentalement politiques et au Congo-Brazzaville ce qui est politique est toujours ethnique en effet comme cet article le résume  "la guerre civile de 1993 à 2002 opposait autant des personnalités et des clans que des ethnies du Nord et du Sud. La monopolisation du pouvoir par les mbochis, ethnie pourtant minoritaire, se ressent clairement dans l’organisation et le développement du pays. Les élites nommées par le pouvoir sont la plupart mbochis et choisis selon des critères ethniques. Les laris, à l'exception de quelques fidèles des différents présidents sont eux largement écartés des postes influents. Même chose pour le développement du Congo centré principalement sur le Nord du pays dont sont issus les mbochis. L’exemple le plus frappant est la ville présidentielle d’Oyo. Petit village rural à l'origine, Oyo se transforme en ville moderne, se dote d'hôtels, d'infrastructures démesurées par rapport au nombre d'habitants de la ville, et devient la véritable vitrine du pouvoir. Le Pool , pourtant la région la plus touchée par la guerre, reste quant à lui, livré à lui-même."

Et aujourd'hui près de 20 ans après ce drame qu'a été la guerre civile, ultime conquête politique du pouvoir par l'ethnie Mbochi un autre drame purement ethnique se passe au Congo-Brazzaville dans les campagnes de la région du Pool où les Kongos sont massacrés, ultime subterfuge du pouvoir en place faire croire à la recherche d'un supposé terroriste, pourtant ceux qui terrorisent la population aujourd'hui sont ceux qui sont censés la protéger c'est à dire la police d'état qui commet des exactions sans nom, non pas pour la sauvegarde de l'intérêt général mais pour la sauvegarde des intérêt d'un petit nombre, des intérêts politiques, militaires, économiques d'ne ethnie qui n'ayant jamais rien apportée au Congo-Brazzaville se contente de se servir et resservir allègrement pour mieux épuiser les ressources pétrolières, minières, hydrauliques comme pour ne rien laisser à notre progéniture, à notre futur de l'égoïsme à l'état brut. Une ethnie qui se contente de presser jusqu'à la lie une population qui ayant trop souffert est paralysée par un traumatisme, la guerre.
Une ethnie surgie du néant, d'une civilisation obscure dont on ne sait rien qui s'accapare un territoire qui n'est pas le sien.
Voilà ce que représente l'ethnie mbochi en 2017 au Congo-Brazzaville.
Tout et rien.

Aujourd'hui au Congo-Brazzaville, le tribalisme, religion d'état à atteint un stade de non-retour la couleur ethnique est devenue la marque de la réussite ou de l'échec social, et dans le Pool, la couleur ethnique est devenue la marque de la vie ou de la mort.

Hier je me définissait comme étant, congolaise aujourd'hui je me définie avant tout comme étant mukongo, lari de mon état, appartenant de facto  à l'ethnie Kongo.
Le clivage d'abord politique entre le nord et le sud c'est transformée en une haine innommable entre les deux camps.
En ce qui me concerne lorsque je sais que ma vie à faillit prendre fin alors qu'elle venait même de commencer à cause des cobras de Nguesso prêt à tuer n'importe quel Kongo sur leur chemin lors de la guerre civile, (les civils Kongo s'étaient même mis à parler lingala afin d'écarter les soupçons sur leur ascendance Kongo en présence des cobras)  lorsque je sais qu'aujourd'hui les membres de ma famille meurt comme des mouches sur la terre de mes ancêtres à cause du tribalisme du sommet de l'état il m'est difficile d'avoir de la sympathie pour les membres de cette ethnie.
Cependant peut-on mettre tous les membres d'une ethnie dans le même panier....?
Car il y a des femmes, des enfants des innocents qui n'ont rien demandés on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas son ethnie mais on est responsable, on fait des choix, on hausse la voix, on exclue parfois, mais ceux là ne disent rien, ne font rien et nous contemplent mourir, alors que beaucoup de ces gens sont également dans le dénuement comme 90% des congolais mais l'instinct tribal est plus fort que leur conscience et bien que n'appartenant pas à la clique dorée ils la soutiennent envers et contre tout.
 Je voulait être neutre le plus possible, mais le ressentiment est vivace, il est poignant.

Ce que je ressent aujourd'hui devant ces protagonistes de l'ombre peut être décrit par ce proverbe "lorsqu'une mangue est pourrie et qu'on la laisse dans le panier avec les autres celles-ci finissent par pourrir également".

C'est ce qui arrive, ces personnes minoritaires n'ayant jamais voulu l'unité dans un pays pourtant pluriethnique, aujourd'hui s'accaparent tout et sont prêt à défendre l'indéfendable car ce qu'ils craignent c'est la vengeance des opprimés.
La peur fait taire même les bons et la barbarie des hommes n'a plus de frein.
Lorsque l'on fait les choses de manière digne et honnête qu'il y a t-il a craindre si ce n'est attendre de récolter les fruits de notre humble travail.
Lorsque quelqu'un craint la vengeance c'est qu'il sait que ce qu'il a fait n'est pas digne, n'est pas bon.

Aujourd'hui tout les membres appartenant à l'ethnie au pouvoir ne sont pas coupables, ne sont pas des assassins, mais dans leur silence acquiescent tacitement et deviennent donc des complices par omission, alors ils sont tous coupables. 

La situation au Congo-Brazzaville est très complexe aujourd'hui, la politique ne s'étant jamais affranchie des rancœurs ethniques, une situation d'autant plus insoutenable car très peu couverte par les médias si ce n'est pour les déboires économiques du pays, car l'état est en faillite, mais la situation sociale très peu médiatisée, lorsqu'on y prête attention nous fait lever le voile sur des vies gâchées dans le silence des forêts denses du Pool.

Voilà pourquoi je tiens tant à écrire ce type d'article pour que infime soit le nombre de lecteurs cela puisse trouver un écho et que toi qui lit cet article saches que comme dans pleins d'autre pays du monde il se passe un drame au Congo, ne te méprends pas avec les milles et une couleurs de la Sape et la magie du Ndombolo, entre les tissus bariolés et les notes de musiques chaloupées ce sont des cris de souffrances qui battent la cadence.

Je vous embrasse et comme d'habitude on se séparent en musique avec Pont sur le Congo de Franklin Boukaka.











15 octobre 2017

Get unready with me! Ma routine soin démaquillante du soir

"On a trouvé sa routine soin lorsqu'on prend autant de plaisir à se démaquiller qu'à se maquiller"




Mboté mes bénés j'espère que vous allez bien, je vous retrouve aujourd'hui pour vous parler de ma routine soin du soir, comme vous le savez j'aime me maquiller, et je me maquille quotidiennement.
Même si mon makeup n'est pas toujours très élaboré je met toujours un point d'orgue à bien travailler mon teint ce qui veut dire mettre ma crème hydratante, ma Primer, mon fond de teint, mon anti-cernes et ma poudre matifiante ce qui nous fait déjà quatre couches de produits sur l'épiderme, c'est lourd, très lourd à la fin de la journée sur la peau et c'est important de pouvoir se démaquiller d'enlever toutes ses impuretés et rafraîchir son teint.

Avant je pensait qu'un bon démaquillage consistait à juste laver son visage avec un gel nettoyant ou une solution micellaire, un peu de savon et hop dès que à l'œil nue il n'y avait plus de traces de maquillage je pouvais dormir l'esprit tranquille et la peau saine....NO WAY.

Aujourd'hui je prend 20 minutes tous les soirs avant de me coucher pour me démaquiller et je vois vraiment la différence, ma peau au réveil est revigorée et éclatante.
Au début c'était long, fatiguant, après une longue journée se coltiner 20 minutes de soin c'est chiant, très chiant et puis au fur et à mesure on s'y habitue et un jour on y prend goût et aujourd'hui c'est un réel plaisir pour moi de me démaquiller le soir, en fait çà fait plaisir de voir sa peau chaque jour un peu plus nette, un peu plus fraîche, plus éclatante et cela motive à ne pas négliger cette étape.
Et vraiment une fois que vous avez testée pas mal de produits que vous avez trouvé ce qui marche pour vous au bout de deux semaines j'en suis sûre vous pourrez constatez des résultats notables sur votre grain de peau et l'éclat de votre teint.

Aujourd'hui je viens vous présenter le produits que j'utilise qui marchent pour moi, je ne suis pas dermatologue je ne peux pas vous inciter à vous lancer dans cette routine néanmoins avec mon type de peau (j'ai une peau mixte à forte tendance acnéique avec des zones très grasses et d'autres plus sèches et pas mal de boutons..une peau problématique), cette routine marche très bien mon teint est vraiment purifié et j'ai de moins en moins de boutons.

So, voilà ce que j'utilise:





1-Pour enlever la grosse couche visible de maquillage j'utilise le gel nettoyant de chez Yves Rocher
que j'applique après avoir humidifié mon visage et je répartit le produit sur ma peau avec ma brosse nettoyante électrique.
Ensuite je rince, une fois que c'est fait je reprend une noisette de gel nettoyant je frotte une fois encore mon visage avec je m'assure que la mousse du produit est bien blanche si ce n'est pas le cas et qu'il reste des résidus de maquillage je réitère l'opération.


2- Je met un peu de lotion micellaire sur un disque de coton je frotte mon visage uniformément pour m'assurer qu'il n'y a plus aucun résidus et préparer ma peau à recevoir les soins.


3- J'humidifie une fois de plus mon visage et cette fois ci je prend mon gel exfoliant visibly clear shine&pore de chez Neutrogena (j'ai fait la revue ici) je frotte et je rince, c'est frais, c'est magique.


4- J'applique le gommage au bambou et riz blanc de chez Alvira je laisse poser ce gommage deux à trois minutes (je ne l'utilise que deux fois par semaine et je change de gommage régulièrement pour ne pas que ma peau s'accoutume) et je rince.


5- Je sèche  mon visage et j'applique ma crème hydratante de chez Nivea.


Et hop au dodo!;)

Et vous les filles quelle est votre routine?
Est-ce que vous utilisez certains des produits que j'utilise.

N'hésitez pas à me rejoindre sur Instagram (that_bantu_lady), pour plus de tips!
je vous embrasse et ont se séparent comme d'habitude en musique avec "la danse du président" de la diva Barbara Kanam :)

Bisous sucrés
Love, Euloria




OOTD #64 TURTLE NECK


Mboté mes bénés!
J'espère que vous allez bien, de mon côté çà va je vous retrouve aujourd'hui pour parler mode, parlons peu (ce qui m'arrive rarement je l'avoue) parlons bien...

Je voulais vous présenter un de mes looks de la semaine, nous sommes officiellement en automne, le mercure à chuté et le classique de cette période c'est le col roulé j'ai voulu le rendre sexy en essayant la robe col roulé signé PRETTYLITTLETHING, ce site est top et en ce moment il y a des réductions géniales dessus, du coup j'ai eu cette robe à moitié prix, associée à des bottines en velours de chez Stradivarius, la boucle est bouclée.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et si vous aussi vous avez déjà craquée sur Prettylittlething.

Et comme d'habitude ont va se quitter en musique avec Makuela Ma Ntama de Hardos Massamba, un classique.






Bisous sucrés,
Love, Euloria.


Robe: Prettylittlething
Bottines: Stradivarius
Sac: JustFab



9 octobre 2017

L'hypersexualisation de la femme noire,ultime tremplin vers la reconnaissance?

Mboté mes bénés!
J'espère que vous allez bien.
Je vous retrouve aujourd'hui pour un nouveau Bantutalk consacré à un phénomène qui me dérange pire encore qui me met en colère.
Cette semaine la coupe déjà pleine à débordée et après avoir eu une discussion dessus avec mes copines j'ai décidée d'en faire un article.

Il y a encore deux ans j'avais tous les réseaux sociaux en horreur, je ne disposait d'aucun compte ni Facebook, twitter, Instagram, Tumblr, Snapchat j'étais ce qu'on appelle un fantôme pour la plupart des gens de ma génération.
Puis j'ai décidée de m'ouvrir au monde pour rendre mon blog plus attractif j'ai décidée de me créer une page Instagram, seul réseau social que j'ai à ce jour.
Et j'ai beaucoup appréciée le concept au début, étant ce qu'on appelle une commère voir la "vie" des gens comme cela surtout celle de ceux qui ont une vie qui semble si "parfaite" c'est impressionnant.

Ce qui m'a également impressionnée après mes débuts sur Instagram c'était de voir à quel point la femme noire était mise en lumière, adulée contrairement à ce qu'ont voit dans le reste de la société où la femme noire est la laissée pour compte du monde de la beauté, celle qui subit un lynchage médiatique permanent y compris par ses pairs masculins.
Et bien sur Instagram, cette même femme est quasiment vénérée, de la mélanine à toute les sauces en veux-tu en voilà, du chocolat qui coule à flots, du Nigéria aux Etats-Unis en passant par les Caraïbes l'Europe n'est pas en reste non plus.

Des baddies
(femmes de rêve au maquillage parfait, un fessier imposant, un look irréprochable, des ongles de 10cm d'envergure, et cerise sur le gâteau une personnalité "atypique")
au teint chocolat, caramel, curcuma épicé il y en a, à profusion!

Et c'est vrai que c'est quelque chose que j'ai beaucoup appréciée au début, car j'avais des modèles auxquels je pouvait m'identifier rien que pour le makeup, pouvoir reproduire le leur, prendre les références des produits en sachant que cela m'irait et même pouvoir visualiser plus facilement ce que donnerait sur ma peau un tel produit sur le teint d'une baddie ayant un teint similaire au mien.
C'est un atout non négligeable et cela les marques l'ont bien compris car la plupart de ces femmes sont sponsorisées.
Mais ce n'est pas ce qui nous amènent ici.
Non ce qui nous amènent ici c'est la sexualisation accrue de ces femmes noires et au fond des femmes en général car des baddies blanches, asiatiques il y en a aussi, mais notre histoire est différente de ces femmes là et cette sexualisation a un impact bien plus néfaste sur la construction de notre héritage social noir que l'impact de la sexualisation des femmes blanches ou asiatiques sur les sociétés occidentales et asiatiques.
Quand on vous as tout pris jusqu'à votre âme durant des siècles et vous vous retrouvez plus bas que terre et que l'on vous dénie votre humanité et que aujourd'hui encore vous bataillez pour obtenir plus de droits (oui car le respect, la dignité parfois on nous le refuse) laissez moi vous dire que la moindre chose, le moindre comportement social à un impact dans ces cas là.

Comme vous le savez tous, où du moins l'avez constaté.
Le monde perd chaque jour de son originalité, mais ce n'est pas étonnant car au fond rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme alors jusque là...nihil nove sub sole*
(rien de nouveau sous le soleil).
Et les réseaux sociaux accentuent cette impression de perte de souffle, de perte de créativité, plus haut je vous aient ainsi fait le portrait d'une Baddie car ces femmes là sont en quelque sorte des répliques les unes des autres en un peu plus améliorée, et les jeunes filles nous qui nous identifions à elle nous tombons facilement dans la reproduction de leurs comportements (moi-même je me suis prise à ce jeux là) en quête d'une telle beauté qui pourtant est passée souvent sur le billard qui a parfois été travaillée par des applications avant que le cliché soit posté.
Mais peu importe, cela n'arrête pas la quête vers la ressemblance de ce reflet si parfait d'une femme noire à la beauté conquérante qui met tout le monde enfin d'accord.

Si ce modèle devant nous était parfait, je dirais il n'y a pas de problème, aucun danger, fonçons devenons la femme noire irrésistiblement parfaite du 21ème siècle.
Mais il y a un hic comme toujours dans cette euphorie du
"Black is magic"... c'est maintenant que vous savez çà
"Black is beautiful" Amen
 "Melanin poppin" Oh seigneur
"darkskinbaddie" enfin bref....

Il y a un gros malaise, comme une anguille sous roche...quelque chose qui cloche , et ce quelque chose ne sent du tout pas bon.
Et cela commence à m'excéder.

Le cerveau à force de voir les mêmes images, les mêmes poses lascives, sexuelles rentrent dans l'accoutumance et mon cerveau à fini par comprendre que cette image de la femme noire mise en avant pour sa "beauté" reposait sur des critères passéistes, vestiges coloniaux, détritus esclavagistes toujours les mêmes!
Ces critères d'EXOTISME, de SEXUALITE débridée, d'OPULENCE, toutes ces  jeunes femmes se dénudent beaucoup pour "mettre en valeur" leur teint chocolat chaud... (c'est Dieu qui donne). 
Dans des maillots de bain empruntant souvent des tissus tels que le Kente, le Wax ou le Madras rappelant leurs origines "exotiques", s'affutant parfois quand l'été arrive de nos jolies tresses aussi (que j'ai arborée tout l'été durant) et qui mettent en avant toujours cette ascendance africaine qui aura toujours l'air exotique dès lors qu'on vit hors de l'Afrique.
Je veux bien qu'on célèbre l'Afrique, la femme noire, je suis la première à militer pour cela.

Mais l'association de tout cela et de toutes les éloges débridées dessus, me dépassent car une femme noire ne s'exposant pas de la sorte sera soumise à tous les préjugés possibles que nous subissons depuis des années et que je ne tiens même pas à illustrer.
Mais une femme noire plantureuse qui  répond aux standards d'exotisme tant loués celle la va s'attirer les faveurs de tous et sa noirceur hier tant détestée comme par magie devient lumineuse et magique et comme par effet domino créé par les réseaux sociaux comme je l'ai dit on s'identifie à ceux qui nous ressemblent et plusieurs jeunes filles vont croire que s'exhiber car au bout d'un moment c'est clairement de l'exhibition, celle-ci vont croire que pour sortir de cette "noirceur" obscure et passer au melanin magic, il n'est pas bien grave de dévoiler quelques centimètres de peau, de se déhancher fesses au vent sur du shoki shoki, se tartiner le corps d'huile et creuser sa cambrure et hop le tour est joué.
C'est écoeurant et je suis lasse.

Car la condition de la femme noire ne change pas, on passe simplement d'un versant à un autre de cette tragédie qui dure depuis bien trop longtemps, de la négrophobie, on passe à la négrophilie et la femme dans tout cela son statut ne change pas.
Un objet hier, un objet aujourd'hui.

Ce qui me dérange d'autant plus c'est la popularité et le nombre conséquent toujours en augmentation de ces femmes qui bien que certaines soient bien diplômées et qu'elles aient de belles carrières car je ne critique pas du tout leurs parcours mais plutôt cette image qu'elle renvoie de nous les femmes noires et de ce modèle qui pour moi n'est pas sain et semble devenir la norme, un standard de beauté noire la femme foncée plantureuse qui dévoile tout et sexualise son corps "sous l'étiquette du black is  Magic" c'est la porte ouverte à la résurgence de tous ces clichés bestiaux auxquels on avait réduit l'homme et la femme noire. 
Un simple corps, sans cerveau, sans esprit, sans sentiments.
Un corps proche de l'ustensile de l'outil de travail d'ailleurs c'était tout le propre de l'esclavage qui a fait de nous des objets niant notre humanité.
Et dans cette apologie du corps noir souvent callipyge huileux j'ai ce malaise qui me secoue et me donne la nausée.
C'est à cela et cela donc qu'une femme noire doit aspirer ressembler pour trouver grâce aux yeux de la société.
Un objet de fantasme, pour récolter des éloges sur la grâce de ces traits, des éloges sur la couleur chatoyante de sa peau.
Non ce n'est pas à cela que moi et bien d'autres femmes noires aspirant.

L'homme comme la femme noire sont en ébullition, en reconstruction, l'histoire à laissée des plaies béantes et ces plaies ne sont même pas arrivées au processus de cicatrisation.
Notre communauté se rassemblent chaque jour un peu plus de génération en génération c'est la marche vers la guérison, la fierté qui se reconstruit chaque jour un peu plus fort, chaque jour un peu plus profondément, le cap n'est pas encore bien définit mais ce qui es sur c'est que notre reconstruction ne peut pas passer par ce culte du corps, cette matérialisation de désirs qui au fond ne sont pas les nôtres, cette sexualisation à outrance qui nous dépasse et nous as toujours dépassé.

La traite négrière et la colonisation ont laissés des traces profondes y compris sur les désirs, l'homme blanc esclavagiste, devenu colon, devenu bon samaritain devenu éducateur de nos désirs, de nos pensées, devenu éducateur de notre accouplement, cette attirance de l'homme et de la femme noire envers le blanc ardemment, cette prétention qu'on a inculqué à nos hommes de n'êtres que des phallus toujours prêt a s'élever toujours prêt a se noyer dans les plaisirs charnels ce n'est pas nous tout çà et nous les femmes noires serions nous en somme des bêtes de sexe, réduite à tout révéler en leur laissant se rincer l'œil quand bon leur semble NON.

Dans ce refus de se soumettre à de tels standards la femme noire doit tracer sa voie non pas vers la reconnaissance de sa mélanine de sa couleur mais faire abstraction de cette peau l'oublier car il n'y a rien à prouver nous sommes noires c'est un fait une réalité, d'hier d'aujourd'hui et de demain ce n'est pas un étendard alors ne restons pas cantonné a ce qui nous as été assignés par cette immatriculation qu'es notre peau.
Agissons comme des femmes avec élégance classe et respect.
Melanin is magic...Yes honey "femme nue femme noire vêtue de ta couleur qui est vie..."
Léopold Sédar Senghor bien qu'ayant succombé au fruit blanc si défendu l'a reconnue cette peau que nous portons est belle si belle qu'elle doit être honorée, respectée et non pas vénérée de manière obscène et déviante et si certaines personnes la vénère de manière débridée, inutile de leur donner du grain à moudre en retour.

Le défi de la femme noire aujourd'hui est double s'affranchir des standards imposés par la société et embrasser sa féminité de manière à ce que le critère de féminité ne réside pas uniquement dans cette peau noire affublée de presque rien.
On ne naît pas sexy...on le devient c'est un état d'esprit
On n'est pas sexy parce qu'on est noire.
Et féminité ne rime pas avec sexy
Et sexy ne rime pas avec vulgarité
Tout est une question de dosage à tous les niveaux.
Et j'ai peur qu'en étant matraqué en permanence de tels amalgames de cette sexualisation débridée la femme noire finisse par se perdre surtout nous dans la jeunesse et la dans la vingtaine c'est compliqué les filles.

 En ce qui me concerne j'ai toujours été féminine, girly quand j'étais petite et tous les trucs, rose strass poupée c'est moi et aujourd'hui dans la vie de tous les jours je me sens, belle, sexy (ah Narcisse lache moi non) mais en gros je me sens à l'aise avec mon corps et j'ai pas de problème a révéler de la peau voire beaucoup trop de peau au grand dam de mon père (tonton veut même porter plainte contre newlook et les jupes mini-mini de l'enseigne) soit c'est son point de vue ahaha.
Mais moi je sais que en mettant en valeur ma féminité je n'ai pas besoin de jouer avec ma noirceur pour être sexy, pour que je me sente magique dans ma mélanine!

Sauf que à un moment donné ce n'était pas le cas j'en ai la nette impression aujourd'hui...
en arrivant sur les réseaux sociaux il y a deux ans  je me suis sentie mal bêtement j'ai commencée à me dire que ahlala Eulo tu donnes pas assez de melanin magic cocotte, révèle toi et en prenant pour modèle ces nanas moi la fille qui était girly assez prude quand même au fur et à mesure mon look s'est beaucoup affuté et je sais que mon look actuel qui parfois peut être ostensiblement sexy n'est pas vraiment le résultat d'un libre arbitre total , je ne peut pas dénier l'influence qu'ont eu ces "modèles de femmes", aujourd'hui bien qu'étant à l'aise dans mes mini -mini et avec mes "mondes au balcon" qui comprendra saura..;)
J'ai assez de recul aujourd'hui pour commencer à me dire que vouloir être sexy doit être un désir propre, un désir de femme et pas un objectif, pas une quête vers une reconnaissance de nos pairs humains, car au-delà d'être noires nous sommes des êtres humains et si j'écris cet article c'est pour tirer la sonnette d'alarme et alerter les filles de mon âge qui se cherchent encore les filles plus jeunes qui idéalisent les gurus, trouvez votre voie, votre style, votre sex-appeal sans vouloir être une réplique vulgaire d'un modèle en rupture de stock qui ne respecte pas votre culture et met à terre votre éducation.






6 octobre 2017

Ma revue sur le gel exfoliant matifant de chez Neutrogena

Mboté mes bénés, j'espère que vous allez bien, cela fait un bail mais ne nous attardons pas dans de longues palabres, retrouvons nous, tout simplement et quoi de mieux qu'une revue beauté pleine de fraîcheur pour cela.
Pour celles qui me suivent depuis longtemps et celles qui sont nouvelles sur le blog ou simplement de passage Mboté zéno*
(welcome)!

Dans la vie de tous les jours je suis une personne très curieuse j'aime tester de nouvelles choses que ce soit de la nourriture, des nouveaux endroits, des nouveaux produits encore plus en matière de soins de la peau, étant encore dans cette phase ou je suis en train de me construire une routine soin adaptée pour ma peau je
suis ouverte à pleins d'ajustements alors je teste, teste, teste pour dénicher les perles rares qui feront rayonner mon teint et  me donner le saint graal "the glow" et je crois que ma routine est presque au point, en attendant j'aimerais vous présenter un produit que j'ai achetée il y a environ trois semaines et dont je ne peut plus me passer et ce produit je le remercie d'ailleurs car il m'a donné envie de courir sur le blog pour vous le faire partager.

Cette perle rare c'est le gel exfoliant matifiant de chez Neutrogena...UNE BOMBE!

La promesse du produit

«Un teint unifié grâce à une double action: une peau matifiée et des pores resserrées.»
A appliquer une fois par jour sur visage humide et masser délicatement puis rincez.

Alors promesse tenue?

Mon utilisation

J'applique ce produit deux fois par jour.
Le soir après m'être démaquillée, j'utilise ce produit à la fin de ma routine pour saisir les dernières impuretés.
Au réveil, je me lave le visage avec pour tonifier ma peau dès le matin et la préparer avant le makeup.

Mon avis

J'ai eu un véritable coup de cœur pour ce produit la preuve je l'utilise deux fois par jour et pas qu'une seule fois comme conseillé tout simplement parce que la fraîcheur qu'il amène à ma peau est incomparable.
J'ai la peau extrêmement grasse niveau matifiant je ne vois pas une amélioration notable, ma peau brille toujours autant même avec ce produit dans ma routine.
Par contre au niveau des pores je peut dire qu'il fait très bien son travail, j'avais l'habitude d'avoir les pores au niveau des joues et sur les ailes du nez très apparentes et depuis que j'utilise ce produit c'est incroyable à quel point mes pores se sont resserées ma peau est super lisse et douce c'est vraiment hyper agréable et du coup le fini de mon makeup est nettement amélioré et rien que pour çà je vais racheter ce produit.
Niveau odeur c'est agréable en fait il est mentionné que le parfum est mandarine citron vert, honnêtement je ne sens pas ces odeurs quand j'utilise ce produit mon nez n'est sans doute pas assez fin mais ce qui est sur c'est que cela sent plutôt bon, une odeur un peu de lessive, de linge propre ... et du coup on se sent fraîche, très propre après avoir lavée son visage avec c'est parfait pour commencer la journée en beauté et terminer sa routine soin du soir...voilà pourquoi je l'utilise deux fois par jour.

Le prix

L'avantage de ce produit comme tous les produits de la marque Neutrogena est le fait qu'ils sont très accessibles même pour les petites bourses, comptez moins de 5 euros pour ce gel en grande surface je l'ai eu pour 3,98 euros exactement chez E.Leclerc et il est disponible dans la plupart des grandes surfaces.

La note

9/10 un excellent produit avec un bon rapport qualité prix.


Alors les filles, ce gel on le veut ou pas?
Si vous l'avez déjà testé n'hésitez pas à me donnez votre avis!

Comme la tradition bantupolis l'exige c'est en musique que cet article se termine et je vous laisse avec «Diemba» du roi de la forêt Werrason (diemba diemba toko mata....cette chanson me fait trop danser en ce moment).

Bisous sucrés.

Love, Euloria.




20 juin 2017

Bantutalk: Un devoir de Conscience


Mboté mes bénés.
J'espère que tout va bien pour vous.
Cela fait un moment que je ne poste rien et je m'en excuse, en plus cet article ne sera pas sur les thématiques mode ou beauté.
C'est un Bantutalk très personnel, qui est le fruit d'une accumulation d'évènements m'ayant conduite à dresser mon état de conscience et je tenais à partager cela avec le plus grand nombre.

"Ce qui m'effraie ce n'est pas l'oppression des méchants mais le silence des bons".

Cette citation de Martin Luther King à très souvent fait écho en moi, dans une société où l'indifférence est monnaie courante, les bons d'aujourd'hui ferment souvent l'œil, le bon c'est toi cher lecteur, c'est moi, c'est lui, c'est nous, le bon c'est n'importe qui ayant dans son cœur une once d'humanité.
Et souvent dans le confort de son quotidien le bon ignore le malheur des autres, l'ignore ostensiblement, ou simplement par manque de courage, car il est connu que pour être à l'abri des ennuis il vaut mieux ne pas se mêler des ennuis des autres.
Et dans cette zone de confort se développe l'indifférence, froide, le mépris à l'état brut et c'est dans l'indifférence des hommes que les crimes les plus abjects se produisent causant le plus de victimes et de séquelles dans une société qui à remplacée les réelles valeurs humaines (solidarité, empathie, vivre ensemble) par de l'indifférence.

Comme vous le savez je suis originaire du Congo, je suis née au Congo Brazzaville et je suis arrivée en France en 2002 a l'âge de 5 ans.
Si vous lisez mes articles depuis longtemps je pense que vous savez aussi que j'aime mettre la culture congolaise à l'honneur que ce soit la musique, les spécialités culinaires ou les traditions car cette culture millénaire est immensément riche et ne cesse pas de m'étonner j'en apprends chaque jour un peu plus et c'est une joie de partager cela avec le monde et faire taire certains préjugés qui touchent tous ce qui attrait au continent africain.

Maintenant comme il est dit dans la bible et plus particulièrement dans l'Ecclésiaste 3:4 "il y a un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour lancer des pierres et un temps pour ramasser des pierres; un temps pour embrasser, et un temps pour s'éloigner des embrassements".

Si je dit cela c'est que j'aime célébrer la beauté du Kongo le grand Kongo avec un grand "K", mais il y a un temps pour tout et parfois l'indifférence peut nous faire honte et plus le temps passe, plus j'ai honte de ce silence devant ce qui se passe sur la terre de mes ancêtres, car ma conscience m'interpelle, je ne suis pas une bloggeuse célèbre je fait mon bout de chemin j'écris quand cela me chante et ce n'est pas le cœur de mon existence.
Cependant j'aime informer les autres quand je le peux car je hait le mensonge et si faible peut être la portée de cet article je serais heureuse qu'il puisse toucher le cœur de ce qui le liront parce-que c'est mes tripes qui sortent dans ses lignes.

Si j'écris cet article c'est parce qu'en tant que citoyenne du monde je porte une responsabilité comme les 7 milliards d'habitants de la minuscule planète bleue.
 L'Abbé Pierre à dit un jour "la responsabilité de chacun implique deux actes: vouloir savoir et oser dire" c'est remarquable car cela illustre ce que j'appelle la responsabilité humaine primitive, une sorte d'action publique qui repose sur les épaules de tout un chacun simplement par le fait d'appartenir à l'Humanité.

Et ce que je dénonce aujourd'hui dans ce pamphlet, c'est cette barbarie qui se déchaîne dans la région du Pool au Congo Brazzaville, la région dont je suis originaire.

La capitale politique de la République du Congo (Brazzaville) se trouve dans la région du Pool
Cela fait plus d'un an maintenant qu'une crise humanitaire sévit au Congo-Brazzaville et plus particulièrement dans la région du Pool qui était le poumon, le cœur, le cerveau du pays et se retrouve aujourd'hui laminée, pillée, dévastée de fond en comble et cela va de mal en pis.
Les populations sont massacrées, quand elles n'arrivent pas à se déplacer à temps, les enfants sont déscolarisés, souffrent de malnutrition car l'agriculture est aujourd'hui en berne, le cours des prix des aliments est monté en flèche dût à cette défaillance agricole.
La terre peut bien être fertile mais si les bras qui la cultivent n'y sont plus, qui va semer, qui va récolter mère nature aussi à besoin d'un coup de pouce.
Les maladies mortelles par manque d'hygiène se développent et le terreau et l'engrais sont remplacés par le sang et la chair en putréfaction des habitants décimés.
Mais qu'ont-ils fait ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces vieillards et ces bambins qu'ont-ils fait pour voir s'abattre sur eux une telle tragédie, pour récolter les signaux de l'apocalypse: famine, terreur, solitude et mort.

Je te le dit cher lecteur le seul tort de ces populations est d'appartenir à certaines ethnies, ou plus particulièrement à la grande famille des KONGOS, les BAKONGOS groupe ethnolinguistique dont je suis issue en tant que Lari.
Les Kongos dont le foyer historique d'implantation se trouve dans le sud du pays et plus particulièrement dans cette région malmenée du Pool, est-ce une malheureuse coincidence...et bien non.
Le génocide est défini comme un crime qui consiste à l'élimination physique, intentionnelle, totale ou partielle d'un groupe national ethnique ou religieux.
Or on assiste ici à un massacre prémédité basé sur l'ethnie des populations du Pool, le syllogisme est tout trouvé ici on assiste bel et bien à un génocide orchestré contre des individus clairement identifiés.

L'ethnocentrisme est un mal qui gangrène la République du Congo depuis très longtemps.
La République du Congo comme plusieurs pays d'Afrique et comme une multitude de pays dans le monde est composé de plusieurs ethnies.
Ethnie du grec ancien "ethnos" désignant le peuple.
Le sociologue Max Weber a définit l'ethnie comme un groupe social de personnes qui s'identifient entre elles sur la base d'une ascendance commune, d'une histoire commune, d'une culture commune ou d'un vécu commun.
L'ethnie se distingue du concept de race.
Tandis que les théories de la Race repose uniquement sur des critères biologiques, dérivant toujours vers une forme absolue de racisme.
L'ethnie s'appuie davantage sur des critères culturels, linguistiques, historiques n'omettant bien sur pas les aspects biologiques.
Mais de par ces critères se définit une ethnicité rendant reconnaissable et différenciable de manière plus ou moins subtile les membres d'une ethnie.

Comme le concept de race le concept d'ethnie à ses dérives l'ethnocentrisme.
L'ethnocentrisme qui pousse les individus à voir le monde à travers l'unique reflet des intérêts ethniques et des idées véhiculées par leur communauté d'origine.
A son paroxysme l'ethnocentrisme conduit à considérer son ethnie d'appartenance comme supérieure à celle des autres et par ce biais à édifier, véhiculer où du moins croire des préjugés sur les membres d'autres ethnies.
A son paroxysme encore l'ethnocentrisme peut conduire à de véritables crises ethniques comme celle ayant eu lieu au Rwanda en 1994, un génocide.
L'ethnie dominante peut ainsi à sa guise adopter une politique de "nettoyage ethnique" et cet aspect politique de l'ethnie a été très bien mis en lumière par Guy Aundu Matsanza dans son ouvrage de science-politique "Etats et partis au Congo Kinshasa".

Comme vous l'aurez compris chers lecteurs cet ethnocentrisme est en train de franchir le Rubicon en République du Congo, c'est l'aller sans retour vers la barbarie qui est en marche et détruit déjà des vies qui n'ont rien demandées.
C'est insupportable d'entendre les nouvelles de ce qui se passe et d'être là dans le confort de son logis à boire un jus de fruit, manger à sa faim alors que chaque jour des femmes et des enfants meurent et pas seulement au Congo, partout ailleurs.

Mais je l'ai dit en amorce l'indifférence est la maladie de l'homme et tant que cela ne nous touche pas ont est indifférent au malheur des autres, hier j'étais aveugle et aujourd'hui cela me touche et cela me fait mal dans ma chair.
Je ne vaut pas mieux qu'un autre, car au fond j'ignore tout des douleurs des autres, je ne vois encore que la mienne, qu'il est dur de se projeter au-delà du petit bout de son nez et ce crève-cœur personnel, ne peut-être imposé à tous, encore à moins à ceux qui ne connaissent rien à ce qui se passe au Congo-Brazzaville, et encore moins à ceux qui ont d'autres souffrances, car nul n'a le monopole de la souffrance et toute vie compte et mérite d'être pleurée et honorée.
la souffrance n'est ni comparable, ni mesurable, elle est là.

C'est pour cela que je ne mentionne pas de bourreaux particuliers ils se reconnaîtront si ils ne souffrent pas et c'est pour cela que je ne vient pas demander le recueillement général de mes adorables lecteurs...loin de moi cette idée imposante et inconvenante.
Je souhaite juste profondément que ceux qui souffrent comme moi de cette situation et plus largement encore les êtres humains qui passent par là ouvrent les yeux sur cette catastrophe et toutes les autres catastrophes passées trop souvent sous silence qui se produisent sans que personne ne sache réellement ce qui se passe pourtant nous sommes au 21ème siècle, à l'ère du numérique où l'information superflue va plus vite que la lumière elle court, elle court la rumeur, mais la vraie information importante parfois ne se sait pas et reste tapie dans l'ombre et se meurt dans l'ombre sans un bruit c'est un peuple qui se meurt.

Et quand on est un être humain, il est de ces choses dont il faut témoigner.
Nul besoin de faire des choses au delà de nos capacités.
D'entreprendre des choses colossales pour faire saisir l'information et se décourager sans même arriver à en parler à son voisin, non.
Qui essaye le plus sans y parvenir, peut déjà le moins.
Parler des morts, raconter le drame de leurs disparitions c'est déjà ne pas les oublier et c'est déjà lutter car celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui.

Chers amis endossez vos responsabilités, car la roue tourne.

Bisous mes bénés cette fois-ci nous ne nous séparerons pas en musique  je vais vous laisser avec le lien d'un reportage audio de RFI sur la situation dans la région du Pool.

http://www.rfi.fr/emission/20170525-congo-brazzaville-pool-crise-enlise-humanitaire-deplaces-fidh

Bisous sucrés, Love, Euloria.




2 avril 2017

Le Héros de la semaine #2 L.A Girl Pro Coverage



Mboté mes bénés!
J'espère que vous allez bien, je vous retrouve aujourd'hui pour vous faire une revue sur le FDT
"Pro coverage" de la marque L.A Girl.
Pour celles qui me suivent sur Instagram j'avais mentionnée il y a quelques semaines avoir fait l'acquisition de la bête en teinte "warm caramel" et après plusieurs semaines d'utilisation je suis apte a vous donner mon avis dessus.
Un avis honnête, éclairé...Oh comment.. mes amies après tout ce temps...ont se sait je ne peut pas vous envoyer dans le gouffre!
So, trêve de palabres entamons la revue tout de suite avant que comme à mon habitude je m'emporte pour finir avec un pavé en guise d'introduction....
(Oui je sais c'est toujours plus fort que moi...mais promis je suis en thérapie...je me soigne ;)


REVUE

Les points positifs de ce produit:

Un large éventail de teintes

Le premier atout que je trouve dans ce produit et qui est à peu près la marque de fabrique L.A girl c'est qu'il s'adresse absolument à toutes les femmes et pas seulement aux caucasiennes!
Chez L.A Girl on respecte la mélanine mes bénés et surtout sur ce FDT il y a une large disponibilité de teintes je suis persuadée que vous n'aurez pas trop de mal à trouver une teinte qui matche avec votre carnation.

La Couvrance

Ce produit à une bonne couvrance.
J'utilise l'équivalent d'une pompe et demi pour couvrir l'ensemble de mon visage et camoufler les grosses imperfections, je porte encore les séquelles de l'acné et je suis très satisfaite du résultat.
Si vous avez un visage en transition fin d'acné et que vous chercher à bien camoufler vos tâches, il vous faut de la couvrance et ce FDT est une bonne option de plus il est assez facile à appliquer très liquide et ne sèche pas trop vite du coup on peut bien travailler la matière et moduler en fonction de la couvrance qu'on désire.

Le Fini

Malgré sa haute couvrance une fois le produit sec il n'y a pas cet effet plâtré "kaki" comme dise les anglophones.
Et là je trouve que le produit respecte bien sa promesse de vente c'est bien un FDT lumineux et glowy sur la peau je trouve qu'il illumine bien le teint.

Le Prix

Un autre point positif de ce produit commun à tous les produits L.A Girl d'ailleurs c'est le fait qu'il soit vraiment accessible aux petites bourses il coûte 10 euros et quand on voit les FDT du style KAT VON D à 40 euros et j'en passe...
(40 euros....pour un FDT quand on est ETUDIANTE sans le sous c'est mettre le pied dans la tombe! Tombe...que j'ai même déjà commencer à creuser en faisant la fête avec Asos et Missguided ahaha...
Non mais les filles il faut protester contre ces gens la qui ne nous respectent pas qui ne pensent pas à nous!
Heureusement que il y a les KIKO qui sont là, les L.A Girl ...les SleekMakeup Vraiment merci les gars grâce à vous on peut être onfleek même avec des comptes bancaires très légers!
Bref ce produit est super abordable et en plus il fait le job bien dèh!

Les points négatifs de ce produit:

La Brillance

Etant donnée que j'ai la peau très grasse, logiquement je devrais éviter les FDT "illuminating" au fini glowy...quand tu sors le soleil frappe ton visage tu rayonne comme un Sunday caramel en plein mois de juillet....hum les filles si vous avez la peau grasse comme moi avec ce FDT vous allez briller à coup sûr...mais j'ai trouvée la parade je poudre bien mon visage (dosage ya kafu kafu) avec la poudre translucide toujours de chez L.A Girl et depuis je commence à briller qu'au bout de 6,7h ce qui je pense est quand même admirable.
So, la brillance dû à l'effet glowy du FDT est vraiment le talon d'Achille de ce produit  et c'est encore plus exacerbé sur les peaux grasses.

La Texture

Comme je l'ai dit précédemment le produit est très facile a appliquer et à moduler c'est vraiment agréable car il est liquide mais en même temps c'est super salissant je me suis déjà tachée plusieurs fois en l'appliquant car il coule sur la peau du coup il faut vraiment le travailler par petites touches au pinceau et ne pas appliquer directement par points sur le visage sinon c'est la catastrophe assurée.

Mon Avis

J'aime beaucoup ce produit la preuve je l'utilise tous les jours , pour moi c'est vraiment un must have en matière de FDT couvrant et je ne lui trouve que peu de défauts je le valide et vous le recommande dans la limite du raisonnable hein...il ne faut pas me chercher d'histoires si vous l'achetez et que vous n'êtes pas satisfaites mesdemoiselles....ont se sait!

La Note

On lui donne un 8/10 bien mérité

So mes bénés j'espère que cette revue vous as été utile et comme d'habitude ont se séparent avec de la musique congolaise avec le mythique "ancien combattant" de Zao!
Marque le pas et un, deux ancien combattant mundasukiri....classique!

Bisous sucrés!
Love, Euloria.